24
janvier

Pêche du Dorado en Argentine à la recherche de l’or du Rio Paraná

Nous avons eu la chance d’organiser un voyage de pêche sur le Rio Paraná à la quête du Dorado. Dans un premier temps, nous allons vous raconter notre aventure à travers quelques photos. Ensuite, nous vous présenterons le matériel utilisé et nous vous donnerons quelques conseils si vous souhaitez partir pêcher ce magnifique poisson.

Coucher de soleil sur le pont de Rosario qui domine le Rio Paraná

Début du voyage : la ville de Rosario

Notre voyage débute le 14 mai à Rosario. Cette ville étudiante n’a pas grand intérêt touristique si ce n’est qu’elle se situe sur le Rio Paraná, ce fleuve long de 4 100 km qui s’écoule des hauts plateaux brésiliens vers l’Argentine pour se jeter dans l’océan Atlantique.

C’était donc un très bon point de départ pour notre voyage. Il faut savoir que très peu de touristes viennent pêcher à Rosario et les prix sont donc très abordables. Plusieurs entreprises proposent des excursions depuis Rosario. De notre côté, nous avons choisi Océanic Travel, guidés par Lucas (environ 110 euros par personne la journée, minimum 3 pêcheurs), excellent guide ! Nous vous invitons d’ailleurs à découvrir le guide directement via ce lien : http://www.oceanictravel.com.ar

Lucas d’Oceanic Travel avec un excellent maté pour bien commencer la journée…

Depuis environ 1 mois, il a beaucoup plu en amont du fleuve ce qui a considérablement augmenté le niveau de l’eau et rendu les eaux très opaques, ce qui est mauvais pour la pêche en artificiel.

Peu importe, nous partons le 15 au matin, déterminés à prendre nos premiers Dorado. Depuis Rosario, deux « spots » de pêche sont possibles : le delta qui constitue tous les bras annexes du fleuve (quantité riche mais taille petite et moyenne des poissons) et le corps du fleuve (quantité moyenne mais grosse taille des poissons).  Etant donné les conditions, nous naviguons vers le Delta à la recherche d’activité. Très vite, nous apercevons des chasses et les premiers Dorados ne se font pas attendre… 7 poissons au bateau lors de cette première journée.

les doublés ne sont pas rares, les Dorados chassent en bande

Le lendemain, Lucas décide de nous emmener plus loin dans un endroit peu pêché et où la présence d’une algue permet de filtrer l’eau de la clarifier ce qui rend la pêche aux artificiels très bonne. Après 1h de voiture et environ 1h30 de navigation à travers le Delta, nous arrivons sur place où l’eau, comme promis, est transparente… Le résultat est exceptionnel ! Nos leurres se font détruire toute la matinée ! On comptabilise environ 35 poissons entre 2 et 4 kg au bateau en 2h de pêche … Énormément de poissons sont touchés mais se décrochent (la mâchoire robuste du Dorado rend le ferrage difficile). L’après-midi sera malheureusement beaucoup plus calme, c’est à la mouche que les poissons seront plus sensibles. Il faut varier les plaisirs…

Nouvelle destination : Esquina

Notre deuxième destination sera Esquina, plus en nord en suivant le Rio Paraná. Esquina est réputé pour la quantité et la taille des Dorados. Beaucoup de pêcheurs viennent aussi chercher le Surubi et le Pacú. Nous avions choisi la pension complète chez Eque Pora, sous les conseils de notre ami Lucas de Rosario. Après une nuit de voyage en bus, nous arrivons à Esquina, charmante ville de pêcheur où nous sommes accueillis par notre guide Carlos. Pas de temps à perdre ! Un petit maté (boisson locale à base de plantes) et nous décollons ! Carlos nous avertit qu’avec la montée des eaux la pêche sera difficile…

Le Delta du Rio Paraná est très sauvage et peuplé de nombreuses espèces d’animaux et d’oiseaux

En effet, aucune touche dans la matinée malgré la présence d’activité. On décide donc de changer de technique et de pêcher à la «carne», c’est-à-dire au poisson mort. Technique la plus rependue sur le fleuve et très efficace, notamment lorsque les eaux sont opaques. Tout de suite, les poissons réagissent et magnifique doublé : 4 kg et 6 kg… Environ 10 poissons touchés avec des tailles plus modestes.

Un petit Surubi qui n’a pas résisté à la « carne »

Le lendemain, nous partons s’essayer à la mouche. Même résultat que la vieille, les poissons ne réagissent pas et nous repartons donc avec la « carne ». Cette fois nous sommes sur une zone ou se trouve également des Surubis et nous ne tardons pas à en toucher. Le poids de ces poissons peut atteindre 50 kg mais nous soulèverons seulement des bébés. Nous décrochons un beau spécimen après 10 min de combat…

En route pour Florencia

Nous mettons ensuite le cap vers Florencia, encore plus au nord. Nous allons passer 2 jours dans le Piraya Lodge (http://piracualodge.com.ar), très réputé pour la pêche des Dorados records. La montée des eaux ne permet plus l’accès en voiture et nous naviguons donc de nuit pour atteindre le gîte qui se situe sur le fleuve dans un cadre magnifique. Le guide nous prévient que la pêche à l’artificiel a été très difficile et qu’il faudra utiliser la «carne» si nous souhaitons toucher un gros Dorados… Nous partons donc armé d’un hameçon à requin et d’une «morena» (une sorte d’anguille noir).

Lever de soleil depuis le Piracua Lodge, une belle journée de pêche nous attend

Nous lançons principalement sur les bordures et structures qui bordent le fleuve. Ce sont souvent des repères pour les gros Dorados. Très vite, le festival commence et nous touchons énormément de poissons, pas seulement des Dorados. Manguruyu et Chafalote se jettent également sur nos appâts. En fin d’après-midi, nous touchons un Dorado géant qui vient attraper la « morena » à 10 cm de la surface… Le ferrage est réussi et tout le monde s’enthousiasme à bord ! Mon père aime pêcher léger et c’est sur une 10 – 25 g qu’il tente de contrôler le poisson. Au deuxième rush, le Dorado coupe le bas de ligne en acier de 20 lb, certainement fragilisé. Un poisson estimé à 15 kg selon le guide…

Un Chafalote, l’une des nombreuses espèces qui peuple le Rio Paraná

Après une nuit difficile, nous attaquons une journée pluvieuse durant laquelle les Dorados se font timides mais d’autres poissons sont au rendez-vous. Des espèces dont on ignorait l’existence, c’est très bien ! Dans l’après-midi, nous nous consolons sur un très beau Dorado d’environ 5 kg qui livre un combat mémorable à travers les branches mortes su Rio. Malgré des conditions difficiles, nous comptabilisons environ 40 poissons en deux jours dont 5 espèces différentes.

Phase finale : Retour

De retour à Rosario, nous nous offrons une dernière sortie avec Lucas dans le delta où la pêche avait été excellente. Même résultat que la semaine dernière avec des tailles plus modestes et un joli doublé père/fils. Sur le retour, Lucas nous propose de pêcher le corps du fleuve pour tenter de prendre un gros Dorado à la mouche avant notre départ. Après une bonne heure de pêche sans touche, l’une de nos soies se tend, nous levons la canne et un poisson d’environ 7 kg décolle … Le poisson est au bout mais il n’est pas piqué, la tension monte sur le bateau, d’autant plus que le poisson nous fait des rushs spectaculaires. Après environ 5 min de combat, le poisson se rend mais profite d’une tension plus faible pour s’échapper.

La mouche peut parfois s’avérer plus payante et les sensations sont garanties !

Un voyage mémorable malgré des conditions difficiles. Nous reviendrons chercher l’or du Rio Paraná.

Le matériel

Nous allons maintenant vous livrer quelques conseils si vous souhaitez organiser un voyage de pêche sur le Rio Paraná

Matériel lancer

  • Canne spinning / casting : longue et précise d’une puissance d’environ 15 – 50g
  • Tresse : 20 lb minimum + bas de ligne acier qui va avec
  • Leurres : Tous types de leurre fonctionnent, il faudra essayer différentes choses et privilégier des couleurs flashs et du bruit.

Matériel mouche

  • Canne mouche : # 8/9 avec soie flottante + bas de ligne fluro 40/100 + bas de ligne acier.
  • Mouches : gros streamers type brochet, la couleur noire est clairement la favorite mais d’autres coloris fonctionnent également.

Vêtement

  • En mai, les températures peuvent se situer entre 3 et 25 degrés en fonction des régions et de la saison. Donc prévoir des vêtements chauds et froids…
  • Les indispensables : sac à dos étanche, lunettes, casquette, chaussures de marche et pour aller dans l’eau, veste et pantalon imperméables, anti-moustique et kit pharmacie.

Bon à savoir

  • Pas de vaccins complémentaires nécessaires pour pêcher dans la région centre/nord de l’Argentine
  • Voyager en bus est bien moins coûteux que l’avion et les bus sont relativement confortables (n’hésitez pas à y passer une nuit pour gagner de l’argent et du temps…)
  • La monnaie locale est le pesos d’argentine. Surveillez le taux de change, il est très volatil. Échangez SUR PLACE, à l’aéroport de Buenos Aires le taux sera bien meilleur qu’en France.

 

Nous espérons que l’article vous a plu et n’hésitez pas à nous contacter pour toutes questions.

Nous vous invitons également à visiter notre site pour préparer votre prochain voyage.

 

Halieutiquement,

L’équipe Field & Fish

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